Je cours en vibrams : 7 questions qu’on me pose !

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On en parle beaucoup ces derniers temps, le retour aux chaussures minimalistes est en vogue, notamment depuis le succès du livre Born to Run. J’ai déjà un écrit un article sur les apports de la course en chaussures minimalistes et donc après mettre pas mal documenté sur le sujet, j’ai décidé de sauter le pas et d’essayer !

Dans cet article, je vais essayer de répondre aux principales questions qui viennent en tête lorsque l’on parle de course minimaliste / en vibrams / barefoot running :

1. Pourquoi se mettre au Barefoot Running ?

Vous pouvez relire cet article qui explique les principales raisons en cliquant ici !

2. Quelles chaussures acheter ?

Presque toutes les marques commencent à s’y mettre (Nike, Adidas, New Balance …) mais je voulais des chaussures qui soient le plus minimalistes possible. Pour ça, il n’y avait pas d’autres possibilités que de se tourner vers les vibrams.

En trouver n’était pas la chose la plus facile. Je suis allé voir dans les magasins comme Décathlon mais généralement, ils n’en ont pas et les vendeurs sont même souvent très réticents à ce genre de chaussures (pour l’un d’entre eux, c’était même seulement bon pour aller à la plage).

J’ai donc décidé d’aller dans le seul magasin qu’ils ont en France, un showroom à Paris. Ils proposent différents modèles, pour la route, les trails, les sports en salle …. Pas énormément de différences entre tous, l’esprit reste le même et j’ai décidé de m’orienter vers les SEEYA (mettre lelien). Pourquoi elles plus qu’une autre ? J’avais l’impression que c’était le meilleur rapport entre solidité/légèreté. (Vibram FiveFingers® Seeya LS M3802 Anthracite/Bleu Homme)

3. Pourquoi ne pas courir pieds nus tout simplement ?

Je l’ai déjà fait (dans les rues de Paris). Beaucoup de gens ont peur de marcher sur une seringue ou des morceaux de verre mais honnêtement, ça n’arrive pas. Le seul souci c’est que vous revenez avec les pieds très sales et c’est beaucoup plus compliqué à nettoyer que vous ne pouvez l’imaginer.

Donc avoir une fine protection comme la semelle des vibrams reste une très bonne alternative !

4. Que faut-il changer dans sa façon de courir ?

Tout le monde pense savoir comment courir mais cela s’apprend comme toute autre activité. Sans apprendre, on ne court pas efficacement et les blessures sont inévitables. Il y a principalement 3 choses à retenir sur la nouvelle façon de courir :

  • Courir comme si on était sur des charbons ardents c’est-à-dire sur la pointe des pieds : c’est très important pour éviter de se faire mal au dos et aux genoux.
  • Garder les jambes sous soi voir même derrière, comme les plus grands coureurs kenyans  (qui courent un peu comme des enfants).
  • Garder en tête que

si ça se passe bien au début alors c’est que l’on  n’a pas assez modifié sa façon de courir

5. Courir en vibrams, c’est douloureux ?

Un peu au début parce qu’il faut :

  • Réactiver de nombreux muscles et tissus, notamment dans les chevilles et mollets. Donc il ne faut pas partir trop longtemps ni trop vite les premières fois (ça c’est dans l’idéal parce que je n’ai pas pu retenir de courir plus de 20 minutes).
  • Renforcer la peau de la voûte plantaire donc vous aurez sûrement de gros ampoules au début mais elles finissent par passer !

6. Au niveau des sensations, ça fait quoi ?

Par rapport à mon énorme paire d’Asics, le changement est époustouflant notamment aux niveaux des sensations de liberté : on a l’impression de courir plus vite, en étant plus léger. C’est un retour aux sources très agréable et on après quelques semaines, on sent que ces jambes se fortifient énormément.

7. Peut-on courir longtemps en vibrams ?

Beaucoup ne les utilisent que pour les entraînements, pour s’assouplir et se fortifier. Mais j’ai décidé d’essayer d’aller le plus loin possible avec et 3 mois après les avoir acheté, j’ai couru le marathon de Lyon !

Honnêtement, je devais être l’un des seuls sur le parcours mais cela m’a plutôt bien réussi puisque j’ai réussi à le finir en un peu plus de 3h30 (malgré quelques crampes aux mollets à partir du 35è kms). En fait, ce sont surtout les chevilles et les os des pieds qui ont soufferts et il a été compliqué pour moi de marcher pendant une semaine mais c’est tout.

Enfin, j’ai commencé à convaincre les personnes qui courent autour de moi et beaucoup ont vu leur « démarche de course » s’améliorer et donc par la même occasion certaines de leurs douleurs disparaitre !

En conclusion, revenez à la course minimaliste et n’hésitez pas à donner dans les commentaires vos impressions.

Pour aller plus loin, renseignez-vous sur la Méthode Pose du Dr Nicholas Romanov : Dr. Nicholas Romanov’s Pose Method of Running

Vous êtes aussi des adeptes du Barefoot running ? Vous avez sauté le pas ou hésitez encore ? Expliquez nous dans les commentaires !

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