Mon 1er Marathon en Vibram Five Fingers

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5 mois après avoir fait le marathon de Paris (lors duquel j’avais beaucoup souffert), j’étais décidé à prendre ma revanche sur cette distance ; je me suis donc inscrit au Marathon de Lyon. Même distance mais autre décor !

Comme je l’avais fait pour mon dernier marathon, je vais décrire dans cet article comment je me suis entrainé en ayant en tête que mon objectif de temps était cette fois-ci 3H30 (12 km/h de moyenne et une heure de moins que ma précédente « performance »).

L’équipement

Mes grosses erreurs pour ma précédente course avaient été :

  • De courir avec un sac d’eau (en plus un sac non adapté pour la course) alors que les ravitaillements sont suffisants.
  • D’avoir commencé avec un sweat, ce qui m’avait énormément transpiré et perdre beaucoup d’eau et de sels minéraux.

Donc cette fois, je partais beaucoup plus léger avec seulement :

  • Un short basique (5 € chez Décathlon) avec 2 poches pour mettre mes gels (j’y reviens plus tard) et mon ipod.
  • Un T-shirt basique (5 € chez Décathlon)
  • Une paire de Vibrams Fivefingers (120 € : pas donné mais elles valent le coup !)

L’entrainement

A ce niveau aussi, j’avais décidé de me prendre beaucoup moins la tête et sortir de l’obsession du chrono avec des distances à faire à la seconde près ce qui était finalement assez lourd et pas forcément très utile.
Dans l’idée, c’est assez simple, l’entraînement reposait sur du fractionné la semaine et une sortie longue le week-end (entre 15 et 20 kms) et celà pendant 3 mois : le temps qu’il fallait pour adopter une nouvelle technique de course due aux Vibrams et faire suffisamment travailler les muscles des mollets et des chevilles (avec ces « chaussures », on en découvre beaucoup de nouveaux).

Une semaine d’entraînement typique ressemblait donc à ceci :

  • « Mardi Tabata » : du fractionné avec 20 secondes de sprint et 10 secondes de récupération. Cela me prenait 8 minutes (sans compter l’échauffement qui était minime) mais c’était extrêmement efficace au niveau cardiaque. Je pense que mon cœur n’a jamais battu aussi vite !
  • « Jeudi Fartlek Long » : 3 minutes à allure rapide (autour de 16 km /h) et 1 minute 30 de récupération. Je répétais le tout 6 fois. C’est plus long mais ça fait travailler l’endurance. (Entre nous, ce sont les séances que je préfère)
  • Dimanche, sortie longue de 15-20 kms : honnêtement, c’était souvent plus 15 kms que 20. Ce n’est peut-être pas utile courir autant toutes les semaines mais j’avais eu tellement de crampes lors de ma dernière course que je préférais assurer cette fois-ci.
  • Un autre jour dans la semaine, je calais généralement un petit footing d’une heure avec un ami, juste pour la plaisir.

L’alimentation

  • Pendant l’entrainement :

J’avais acheté des graines de Chia et des baies de Goji (après avoir lu « Born to Run ») donc j’en ai mangé mais plus pour essayer que pour vraiment améliorer mes performances. Sinon, rien de particulier à ce niveau-là.

  • La veille au soir de la course (comme pour le marathon de Paris) :

    • Quinoa (plutôt que des pâtes)
    • Poulet
    • Courgettes
    • Yaourt
    • Des compotes
  • Le matin, levé à 5 h 30 :

    • Du pain avec du beurre
    • Des yaourts et du miel
    • 200 g de compotes de pomme
    • Du Thé vert
  • Dans les 3 dernières heures :

    • 300 g de compotes de pomme
  • Pendant la course :

J’étais aussi beaucoup mieux armé à ce niveau-là puisque que j’avais acheté des gels (plus pratique à avaler que les barres). Il faut compter un gel tous les 5 kms en mixant entre les anti-oxydants, les normaux et le coup de fouet pour la fin. Je ne suis pas forcément fan de ces gels mais il faut avouer que c’est quand même très pratique et qu’au moins, à chaque ravitaillement, on ne se prend pas la tête, on mange/avale le gel en buvant de l’eau et on ne perd pas de temps. Le seul hic, c’est qu’ils coûtent un peu cher (entre 1,5 et 2 €).

Juste avant de partir pour se motiver :

Une Vidéo de Casey Neistat :

Le récit de la course

Le départ

Départ le dimanche matin, il fait plutôt beau mais dans les SAS, c’est un énorme bazar (mauvais point pour l’organisation)! Le départ de toutes les distances (10 kms, semi et marathon) se fait en même temps et on s’entasse un peu comme du bétail. Il est donc impossible de se retrouver avec les bons meneurs d’allure et je pars avec celui des 4 heures. Les 100 premiers mètres, tout le monde se marche un peu dessus mais le long des quais, la foule se décante et on arrive à se faire une place.

Très rapidement, les premières douleurs …

Les 3 premiers kilomètres se passent bien mais très vite, je sens que mon gros orteil gauche commence à chauffer bizarrement au niveau de l’articulation ce qui m’inquiète un peu. J’ai peur que ça empire mais ce n’est pas insoutenable, je ne vais pas m’arrêter, je continue et advienne que devra !

… Qui finissent par s’estomper

Tous les ravitaillements se passent bien et le parcours est sympa. Je ne réfléchis pas trop et ne pense qu’à courir. Ce que je redoute surtout, c’est le 26è km, le moment charnière où mes premières crampes étaient arrivées à Paris, il faut que je passe ce cap !
La fin du semi approche, je tiens mon rythme de 12 km/h sans fléchir et les coureurs sont beaucoup moins nombreux sur le marathon, je me sens vite un peu seul. Je continue d’avancer le long des quais, on fait une boucle à confluence et petit à petit j’arrive enfin à ce fameux 26é km ! Bonne surprise, je n’ai toujours pas de crampes ! Je commence juste à avoir mal dans les pieds, au niveau des os et la voûte plantaire chauffe pas mal alors Je suis obligé de courir sur les talons (en vibrams, sans amorti, le sol est un peu dur).

Vers le 30è km, un coureur, intrigué par « mes chaussures », s’approche de moi (je pense que j’étais le seul à courir comme ça) ! Je lui explique rapidement pourquoi je les ai choisies (en fait une synthèse de ces 2 articles). Discuter me change les idées, on fait un peu de chemin ensemble mais se sentant bien, il finit par accélérer le rythme. Je préfère rester tranquille surtout que mes mollets commencent à tirer un peu … j’ai peur que les crampes arrivent alors pas le choix, je vais même jusqu’à ralentir …

Heureusement, le ravitaillement du 35è km arrive. Je prends mon gel, une bouteille d’eau et je me remets dans la course. Le 37è km passe, la fin approche, pour essayer de rattraper mes quelques minutes de retard, je tente une petite accélération mais c’est fatal ! Enorme crampe à la jambe gauche, je suis obligé de m’arrêter pour m’étirer … j’ai peur que cette crampe me tienne jusqu’au bout mais ce serait trop dommage de marcher maintenant alors je me reprends rapidement et recommence à courir, encouragé par les quelques spectateurs. Les derniers kilomètres en boucle le long des quais du Rhône me paraissent interminables mais je les avale. Je passe le pont, une dernière petite montée et je vois l’arrivée ! L’adrénaline monte et je finis en sprint, un peu ridicule avec mes jambes dures comme du bois !
Finalement, je la franchis enfin cette ligne d’arrivée et en 3h35 !!! Pas si loin de mon objectif mais je ne peux plus marcher …
Je me traîne tant bien que mal jusqu’à la tente des masseurs mais impossible pour eux de me toucher, mon corps est beaucoup trop tendu … il faut attendre un peu. Je rentre chez moi et je badigeonne allègrement mes jambes de Baume Saint Bernard !

La récupération

Je marche un peu difficilement le lendemain mais ce sont surtout mes pieds qui ont souffert (ils n’étaient pas assez habitués à courir en Vibrams).
Après une petite semaine, toute redevient à la normale et c’est reparti pour des footings !

Si vous avez des remarques ou des solutions pour éviter les crampes, surtout n’hésitez pas à en parler dans vos commentaires !

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