7 personnes à qui penser lorsque l’on court !

Si tu as l’intention d’essayer, va jusqu’au bout
Il n’y a pas de sensation pareille
Tu seras seul avec les dieux
Et le feu incendiera tes nuits
Tu chevaucheras ta vie droit dans un éclat de rire parfait
C’est l’unique bonne bataille qui soit.
Charles Bukowski

Alors je ne sais pas comment vous faites mais en ce qui me concerne, lorsque je commence à souffrir lors de mes courses, j’ai une technique très personnelle : je pense à d’autres trailers qui ont fait des choses beaucoup plus difficiles et qui ont du beaucoup plus souffrir que moi. Alors je me dis qu’en comparaison, ce que je fais n’est quand même pas grand chose et que je n’ai pas le droit d’avoir mal !

Je vous dévoile maintenant les 7 personnes auxquelles je pense :

Via : NES POUR COURIR (BORN TO RUN)

Scott Jurek et tarahumara

1. Les Tarahumaras

Dans cette tribu mexicaine, il n’y a pas de crime, de guerre ou de vol. Pas de corruption, d’obésité ou de drogues, de cupidité, d’enfants abusés, de maladies cardiques …Ils n’étaient pas diabétiques, ou dépressifs : les plus de 50 ans courait plus vite que les adolescents et les octogénaires pouvaient courir des marathons dans la montagne. Ils avaient même mis au point un système économique ou les actes de gentillesse étaient le nouveau système monétaire. Les Tarahumara étaient intrinsèquement honnêtes et bon à tel point q »un chercheur est allé jusquà dire que leur cerveau ne pouvait chimiquement pas créer de mensonges. En plus d’être les plus heureux sur la planète, les Tarahumara étaient les plus forts, les plus résistants à la douleur. Ils courent sans manger de protéines animales ni échauffements …

Scott Jurek

        2. Scott Jurek 

7 fois champion des Etats de l’Ouest, 3 fois Ultra Runner de l’année, l’un des plus grand ultra runner de tous les temps !

Pas d’émissions de TV, de biographies, pas de grandes notoriétés, très dicret, presque invisible. (C’est vrai, il a quand même fini par écrire son autobiographie eat and run mais on ne vas pas s’en plaindre

Inspiré par les Tarahumaras  et leur devise :

La Légende veut que : 

Toute personne l’ayant vu les derniers miles à travers la montagne d’une course de 160 kms, ne sera plus jamais la même personne.

Lorsqu’il finit une course (la gagne la plupart du temps), ne part pas mais s’enveloppe dans un sac de couchage, et attend sur la ligne d’arrivée jusqu’au dernier participant, même s’il faut y passer la nuit, pour que ce dernier runner sache qu’il n’est pas seul. Ne perd pas son temps à faire son auto-promotion, après une course, disparait avec sa femme dans les bois, pour fêter ses victoires dans la solitude. Ne supporte pas les talks shows, les biographies d’ancien coureur qui prennent ce beau sport, ce grand cadeau du ciel et en font un show ridicule.

Course lors de Badwater : Au bout de 96 kms, Scott a commencé à trembler et vomir, s’est écroulé à terre. L’équipe qui le suivait n’est pas intervenue, savait que sa voix intérieure était plus puissante que n’importe quelle autre au monde. Il n’était même pas à la moitié, loin derrière le premier mais pourtant, après être resté allongé 10 minutes comme un corps, il s’est relevé, a recommencé et fait comme s’il venait de se réveiller d’une bonne nuit de sommeil et que la course n’avait pas encore commencé.

Résultat : Il a fini la course, le premier en battant le record.

C’est l’exemple type du Runner né, quelqu’un qui court par bonheur pur, comme un artiste en prise d’inspiration.

ann trason

     3. Ann Trason

Professeur de science en Californie la journée et traileuses le reste du temps . 90 kms par jour.

Courir = se connaître : écouter sa respiration, la sueur sur notre dos, boire de l’eau fraîche, un snack salé et se demander souvent et répondre honnêtement : vraiment, comment je me sens ?

Lors de sa première course officielle, « l’american river 50 », elle pulvérise le record féminin.

Son Entraînement : un ultramarathon tous les 2 mois pendant 4 ans.

    4. Les ultrarunners en général

Ils n’ont pas de raison de tricher, ils n’ont rien à gagner : pas de gloire, pas d’argent, pas de médailles. Personne ne les connaissait lorsqu’ils couraient à travers les bois comme des scientifiques fous, ignorés par les autres sportifs, libres de défier tout principe établit de nutrition, bioméchanique, intensité d’entrainement …

Barefoot-Ted

    5. Barefoot Ted 

Le Bruce Wayne du Barefoot Running, lutte contre le plus grand crime commis contre les pieds humains : l’invention des chaussures de courses. Le seul moyen d’en finir avec les blessures est de jeter ses nike et pour le prouver, il faut l’expérimenter soi-même. Il a couru le marathon de Boston ( marathon d’élite, très dur se qualifier pour) pieds nus.

Pour ses 40 ans :il s’est lancé le défi de courir un ironman anachronique : un ironman complet mais équipement qui date d’avant les 1890. C’est à ce moment, en courant avec des chaussures mimalistes qu’il s’est rendu compte que c’était beaucoup moins douloureux.

     6. Jenn

Quand on court, tout est calme, c’est un flux très pur. C’est seulement moi et mon corps qui bouge.

Elle n’a aucun plan d’entraînement ni de coach, elle ne porte même pas une montre ; se lève et coure aussi loin que possible donc en général 30 kms et part ensuite travailler.

S’inspire beaucoup du roman de Kérouac : Les Clochards célestes

Essaie de méditer sur la piste, marche en baissant la tête, ne regarde rien d’autre que la terre qui défile sous toi et laisse-toi entrer en transe. C’est ainsi que sont les pistes : on a l’impression, par moments, de flotter dans le paradis shakespearien d’Arden, ; on guette les nymphes et les joueurs de pipeau et soudain, on se retrouve en train de se débattre au beau milieu des orties et des sumacs vénéneuux, sous le soleil brûlant et dans un nuage de poussière … comme dans la vie.

Marathonien A70

      7. Les Marathoniens des années 70

Ils étaient semblables aux Tarahumara : une tribu de marginaux qui couraient par amour de la course et ne comptaient que sur leur instinct primaire et un équipement très sommaire.

Les semelles de leurs chaussures = sandales : pas de contrôle du mouvement, pas de support pour la voûte plantaire. A cette époque, on n’en savait pas encore assez pour s’inquiéter de « pronation » ou « supination », ce jargon n’avait même pas encore été inventé.

Leur entraînement était aussi primitif que leurs chaussures. Ils couraient « beaucoup trop », jusque 2, 3 fois par jour. Tout ce qu’ils faisaient se résumait à courir, courir, manger et dormir.

S’entraîner, se motiver, c’est pas toujours évident alors j’espère qu’ils réussiront à vous inspirer.

Si vous avez d’autres exemples, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires !

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